Mes projets !

Mission chez nous
/ De l’écoute du terrain à un plan stratégique complet
Mission chez nous est un organisme sans but lucratif fondé en 1993 à l’initiative de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, avec Mathieu Lavigne à la direction.
L’objectif de l’organisme est de sensibiliser un large public aux réalités autochtones et de favoriser le rapprochement entre les cultures en combattant les préjugés et en encourageant le dialogue. Mission chez nous participe ainsi à différents projets visant à soutenir les services pastoraux des communautés autochtones.
Une belle mission donc, qui mérite de rayonner !
Défi
Comment savoir où mettre l’énergie d’une petite équipe ? Un plan stratégique permet de déterminer les grands axes mission d’une organisation pour les prochaines années, donc de savoir quels projets prioriser. C’est une carte routière structurante, mais flexible, qui permet de prendre des décisions au quotidien et de suivre facilement les accomplissements et les défis. Il s’agit donc un outil très utile… qui demande du temps et du recul pour le mettre en forme.
Mathieu Lavigne avait entre ses mains un plan d’action artisanal qui était échu. Il voulait un vrai plan stratégique pour pouvoir projeter Mission chez nous dans les prochaines années, mais il craignait que son équipe déjà surchargée ne manque de temps et de structure pour réaliser un plan complet.
Il aurait pu faire affaire avec une agence, mais, quand il siégeait sur des conseils d’administration d’autres OBNL, il s’était rendu compte que de travailler avec une équipe qui ne connaît pas le contexte d’une organisation donne une démarche désagréable, peu ancrée dans le concret, et donc un document qui est rapidement oublié sur une tablette.
Comme on s’était déjà rencontré et que je travaille dans le milieu ecclésial québécois depuis plus de sept ans, il a décidé de me faire confiance pour accompagner son organisation.
Écoute du terrain et conversation spirituelle
Pour réaliser le plan stratégique de Mission chez nous, je me suis d’abord mise à l’écoute des partenaires autochtones et allochtones de l’organisation (des membres du conseil d’administration aux personnes présentes dans les communautés) grâce à un sondage.
La deuxième phase du processus était une demi-journée de conversation spirituelle avec un petit groupe représentatif des parties prenantes de Mission chez nous. Chaque participant.e a reçu d’avance un document comprenant une synthèse des éléments partagés dans le sondage et des questions à préparer dans les cercles de partage.
Finalement, cette écoute profonde m’a permis discerner rapidement les trois axes principaux de l’organisation pour les prochaines années. Après approbation par l’équipe de Mission chez nous, je les ai développés pour en faire un plan stratégique complet, mais concis.
Mission chez nous déjà en mouvement
En quelques semaines, l’équipe de Mission chez nous connaissait ses priorités pour les cinq prochaines années et avait une feuille de route réaliste pour avancer dans leur réalisation.
L’équipe a rapidement commencé à travailler sur des éléments-clés issus de la démarche de réflexion. Elle a aussi toute une communauté mobilisée grâce au travail d’écoute fait en amont.
Ce qu’en dit Mathieu Lavigne, directeur de Mission chez nous
« Le défi que j’avais était la difficulté à planifier, me projeter, voir venir. Néanmoins, je comprends l’importance pour un organisme d’avoir une réflexion stratégique.
Collaborer avec toi a rendu tout ça pas mal léger, viable, moins intimidant. C’était important de plonger avec quelqu’un avec qui j’allais pouvoir partager mes doutes et être transparent. Je savais que tu connais le milieu ecclésial. Tu as aussi une sensibilité sur les questions autochtones par tes recherches, ta curiosité, ta sensibilité aussi.
La conversation spirituelle que tu as proposée, c’est sûr que ça allait marcher dans le milieu ! C’est tellement adapté.
J’ai été surpris par la manière dont tu as animé la conversation avec un mélange de rigueur et de souplesse, dans un savant équilibre. J’ai vraiment été soufflé par la qualité de ton animation — ça a été nommé par plusieurs personnes aussi.
Ensuite, tu as réussi à faire tenir sur une page la substantifique moelle de la démarche : les rencontres, les sondages, la conversation spirituelle. Le plan tient en cinq pages, tout était là avec un esprit de synthèse, sans superflus, tellement tu as bien écouté.
Le résultat concret, c’est qu’on a mis le plan en application. Trois mois après la conversation spirituelle, il y a déjà un déplacement qui se fait dans l’organisme, une clarification, une mise en chantier. C’est énorme parce que la force d’inertie dans les organismes est souvent bien présente.
Ne pas faire affaire avec toi, c’est se priver d’une personne à l’écoute créative, souple, pleine d’empathie. D’un esprit de synthèse incroyable. De quelqu’un qui se met au service des personnes avec lesquelles elle collabore. »

Univers culturel de Saint-Sulpice/ Quand la recherche devient médiation culturelle
L’Univers culturel de Saint-Sulpice (UCSS) est un organisme à but non lucratif constitué en 2006, qui a pour mission d’assurer la sauvegarde, l’accessibilité et le rayonnement des archives, des biens mobiliers patrimoniaux ainsi que des livres anciens et rares des Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal.
Dans ses collections, on trouve un ensemble d’environ 160 manuscrits rédigés en plusieurs langues autochtones entre le XVIIᵉ et le début du XXᵉ siècle. Ces documents témoignent à la fois du projet missionnaire des Sulpiciens, des échanges linguistiques avec des locutrices et locuteurs autochtones ainsi que de relations historiques complexes marquées par la collaboration, mais aussi par les réalités coloniales de leur époque.
Une collection remarquable qui méritait d’être connue d’un plus large public.
Défi
Avant notre collaboration, la directrice générale de l’UCSS, Anne-Élisabeth Vallée, avait déjà commencé à réfléchir aux grandes lignes de l’exposition virtuelle consacrée aux manuscrits en langues autochtones conservés par l’organisme et elle avait sélectionné des images à mettre en valeur. Elle disposait aussi de rapports de recherche sur les manuscrits, dont un que j’avais écrit lors d’un précédent contrat.
Le problème était le temps. Comme c’est souvent le cas dans les petits OBNL, les priorités quotidiennes laissaient peu d’espace à la rédaction.
Le mandat consistait donc à transformer une masse importante de connaissances historiques en une exposition virtuelle cohérente, accessible au grand public et capable d’aborder avec nuance des sujets sensibles.
Une collaboration pour répondre à une vision
Anne-Élisabeth Vallée m’a confié le projet parce que je connaissais déjà bien ce corpus, grâce à un mandat précédent et mon expertise historique. J’avais également de l’expérience dans la rédaction de textes grand public. Cette connaissance préalable m’a permis d’entrer rapidement dans le travail de rédaction.
Au fil de quelques mois, nous avons travaillé en étroite collaboration afin de transformer sa vision et la recherche en contenu de médiation culturelle. Ensemble, nous avons structuré le parcours de l’exposition, précisé certains thèmes, exploré des pistes de collaboration avec des partenaires autochtones et développé les huit sections destinées au public. J’ai rédigé les textes de l’exposition, que nous avons retravaillés ensemble.
L’enjeu n’était pas seulement de simplifier des contenus spécialisés. Il fallait aussi rendre compte de la complexité des manuscrits et des relations historiques qu’ils reflètent, sans effacer les réalités coloniales ni les contributions essentielles des personnes autochtones qui ont participé à leur création.
À travers les échanges, les révisions et les ajustements successifs, nous avons réussi à mettre en commun nos forces et nos points de vue pour construire une exposition plus solide.
Un projet débloqué et prêt à rayonner
L’un des principaux résultats de la collaboration a été, tout simplement, que le projet a pu avancer.
Le contenu complet de l’exposition a été rédigé dans les délais prévus et est maintenant à l’étape de mise en page web. Anne-Élisabeth Vallée a ainsi pu se concentrer sur le développement du projet, la validation des textes et la sélection iconographique plutôt que sur la rédaction de l’ensemble du contenu. L’exposition est maintenant presque prête à faire rayonner cette histoire.
Ce qu’en dit Anne-Élisabeth Vallée, directrice générale de l’Univers culturel de Saint-Sulpice
« Avant ton arrivée dans le projet, j’avais déjà une bonne idée des sujets que je souhaitais aborder dans l’exposition et de son parcours général. J’aurais voulu me consacrer à l’élaboration des textes de l’exposition, mais il m’était impossible d’y travailler plus que quelques heures par mois. Le projet avançait à pas de tortue.
Je t’ai contacté, car je savais que tu connaissais déjà très bien le sujet. Je savais également que tu avais la sensibilité requise pour traiter de sujets délicats avec un esprit critique et une approche nuancée.
Lorsque tu as accepté de collaborer à l’exposition, j’ai enfin eu l’impression que le projet allait progresser et qu’il pourrait finalement voir le jour.
Tu as rédigé les textes dans les délais impartis et j’ai été très satisfaite de ton travail. J’ai senti que tu étais à l’écoute de mes besoins et que tu souhaitais produire un travail de qualité.
J’ai aussi constaté ton souci d’offrir un bon “service à la clientèle” ! Tu t’es informée à plusieurs reprises pour savoir si j’étais satisfaite de ton travail, si tu pouvais t’améliorer.
À quelqu’un qui hésiterait à travailler avec toi, je dirais que tu es très professionnelle, toujours enthousiaste et dédiée à la tâche. Ton souci du détail est très apprécié. »
